« Content is King » : Contexte et paysage

« Content is King » Contexte et paysage

Cet article appartienne à la série : « L’image et la stratégie global de contenu »

C’était en 1996 lorsqu’une des personnes les plus influentes du monde a partagé un article sur Internet intitulé : « Content is King ». Il manquait 10 ans encore pour la naissance de Twitter (21 mars 2006) et 8 ans pour l’arrivée de Facebook (4 février 2004).

« Content is where I expect much of the real money will be made on the Internet, just as it was in broadcasting.  »

« Le contenu est là où je pense une grande partie de l’argent réel sera faite sur Internet, tout comme il était dans la radiodiffusion.  »  Bill Gates « Content is King » 1 mars 1996

Le visionnaire Bill Gates s’est aperçu bien avant du pouvoir du contenu sur un média qui, à l’époque, était en train de se développer.  En effet, en 1996, Internet était encore un canal passif, sans sa capacité actuelle d’interagir.

Le changement vers le Web 2.0, arrivera après le changement de l’architecture web. Le terme du Web 2.0 a été utilisé la première fois par Darcy DiNucci en 1999 (Fragmented future, 1999), où elle a parlé du changement du web. Dans cet article elle expose comment, malgré le succès de cette première diffusion web (ou web 1.0), il reste un prototype, un embryon. Toutefois, malgré ses limites, le web a été un succès retentissant, et elle prévoit la naissance d’une nouvelle industrie se préparant à développer son plein potentiel :

« Ce concept de contenu interactif universellement accessible via une interface standard a connu un tel succès qu’une nouvelle industrie est en train de se développer, en capitalisant toutes ses puissantes possibilités. »

C’est dans cette nouvelle étape de maturité que Darcy DiNucci déploie le concept du web 2.0, le Web du futur. Le site web qui permettra la création des nouvelles applications, supports et sites Web qui, en utilisant l’intelligence collective (concept des logiciels sociaux), aura la capacité de fournir des services interactifs sur internet.

Trois nouveaux concepts relationnels se posent devant l’écran :

  • Le partage : c’est possible de partager le contenu des sites web.
  • La contribution : les utilisateurs deviennent créateurs, sur les sites web, ils peuvent commenter ou voter, ainsi que créer leurs propres publications grâce aux blogs.
  • La communauté : c’est le moment de la naissance du concept de communauté, c’est-à-dire, des Social Media ou Médias Sociaux. Il est désormais possible de discuter et se connecter avec d’autres utilisateurs.

La web 2.0 a conduit à la démocratisation de la création du contenu sur le web, mais surtout a poussé la création des « Social Medias ». Ces plates-formes de communication en ligne, où le contenu est créé par les utilisateurs eux-mêmes (User Generated Content UGC (Bergerot, 2015)), sont devenues aussi très riches en influence et interaction. Cet environnement du social et ces plates-formes numériques sont, depuis leur naissance, capables d’amplifier l’impact du bouche-à-oreille, permettant également de le mesurer, c’est pourquoi c’est devenu rentable grâce au Social Media Marketing.

Dans tout ce contexte, l’image commence à prendre de la puissance. Comme nous l’avons déjà dit, la culture de masse et la culture visuelle étaient déjà présentes avant de la naissance des médiaux sociaux, cependant ce sont eux qui feront exploser la communication à travers les images, autrement destiné à la publicité.

Il faut penser au contenu : signifié

Les nouvelles techniques (appareils électriques, logiciels) ont rendu très facile le processus de création et partage des images partout et à tout moment. Il faut être partout, pour que nos clients et prospects trouvent nos images, les aiment et les partagent. Ceci ouvre des grandes possibilités pour les marques, comme le storytelling, utilisé en communication pour créer des structures narratives, comme des histoires, pour accrocher des cibles en créant des liens émotionnels avec des marques. Avec ces techniques, nous cherchons à créer des communautés et  l’implication de nos clients et prospects.

Comme nous l’avons déjà noté, un des principaux attraits du contenu visuel est sa capacité à communiquer des messages complexes très rapidement. Ceci est extrêmement utile aux spécialistes du marketing numérique, qui ont toujours besoin de capter l’attention des utilisateurs, en un minimum de temps.

La création ou sélection des images, pour une publication dans les médias sociaux, nécessite, comme dans tout processus de communication intentionnelle, une bonne planification. Nous ne devrions pas être écrasés par de “jolies images”. Il faut créer ou sélectionner celles qui conviennent à notre intention communicative :

  • Pourquoi je souhaite communiquer (contenu) : Ça ne désigne pas seulement le sujet, mais le sens de la communication, le sens que le destinataire pourra s’approprier (construire).
  • Quoi (objectifs) : Quelle intention nous avons, quel but, quelle finalité ? Qu’est-ce que nous voulons changer chez le destinataire ?
  • À qui (cible) :
  • Ce qu’ils savent : nous devons penser à ce que le destinataire sait ou ce que nous pensons qu’il sait, cette approche est essentielle dans le processus de décodage de toute image. « Nous voyons ce que nous savons », dit Bruno Munari, en rappelant le concept. C’est-à-dire, nous lisons les images à la lumière de notre expérience.
  • Ce qu’ils aiment : Cette question, comme dans tout processus de communication et marketing, nous devrions nous la poser devant chacune des images que nous allons partager ou publier.

En tout cas, nous devrions analyser chaque image afin de prévoir si elle est susceptible d’être interprétée de manière inadéquate. Bien qu’à première vue d’une un aspect purement informatif, dans un environnement global nous devrions faire attention pour éviter qu’elle soit mal interprétée, offensant ainsi une partie du public.

Nous devons nous rappeler qu’au moment où l’image sera publiée sur les médiaux sociaux, nous n’y serons pas, pour exprimer sa signification. Et peu importe “ce que nous avons voulu dire”, ce qui importe, c’est que notre communauté le comprenne.

Il faut penser à la forme : signifiante

Les  images sont composées de quatre éléments : la forme, la texture, le couleur et l’éclairage :

  • La forme : c’est la propriété de l’image ou l’objet qui définit leur aspect. Si nous étendons cette définition à celle d’Adolf Von Hildebrand, nous parlons aussi du « mouvement qui a gagné la chose dans sa lutte pour une place dans l’espace ».
  • La texture : se réfère généralement à des caractéristiques visuelles représentées sur la surface d’un objet qui donne le caractère même et l’identité dans sa représentation.
  • L’éclairage : c’est un autre aspect de la configuration des images, car il modifie la perception des autres éléments visuels.
  • La couleur : c’est un des éléments essentiels de la configuration d’un objet et que nous interprétons ou apprécions dans l’espace.

 

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